samedi 9 septembre 2006
premiers chapitres
Par Joris Ruhl, samedi 9 septembre 2006 à 15:03 :: Inde
Mercredi 6 sept, dans l'avion. Ca y est, c'est parti. L'écran de visualisation du trajet de l'avion qui n'indique plus depuis longtemps des noms de ville familiers propose en ce moment Gwadar et Nawabshah.
Petit récapitulatif des événements des deux jours passés:
Lundi. suspens insoutenable: Manquent encore à l'appel le passeport de Roméo et le grand flight case dans lequel nous comptons transporter tout ce qui est lourd, encombrant et fragile (c'est à dire tout; nos sept slips mis en commun ne font guère de concurrence à la batterie électronique et autres synthé clarinette basse et matos de prise de son.)
Mardi. moment d'émotion: le flight est bien arrivé et il nous reste une heure d'ouverture du conservatoire pour tout rassembler et peser. Nous développons des trésors d'ingéniosité pour approximer le poids total des bagages avec un paroxysme d'intensité lors de la pesée du flight sur le pèse personne de 20 x 20 cm de Nico: 90 kg. (plus ou moins 15 kg d'incertitude, rapport à la précision du pèse-personne!) Poids des bagages: entre 120 et 150 kg (pour 100 autorisés). A 40 € le kilo supplémentaire, nous lançons une grande opération "kilo en trop".
Mardi soir: le hasard fait pas mal les choses: en feuilletant distraitement les billets d'avions, on tombe sur une clause qui mentionne le refus à l'enregistrement de tout bagage dépassant 32 kg. Que du bonheur: on abandonne batterie et clarinette basse sur place et on fourre tout le reste dans divers sacs de fortune, en redoutant vaguement les réserves que pourraient émettre à l'embarquement notre hôtesse à la vue des trente bagages à main que nous traînerons chacun...
Depuis, rien de croustillant à se mettre sous la dent, si ce n'est le tournevis confisqué à Nico en raison de son faciès inquiétant et un passage déodorant spécial à la hauteur de nos pieds dans l'avion. Etouffant dans les vapeurs olfacticides, Françoise proteste un peu. Mauvaise compréhension de l'agitateur d'aérosol qui s'exclame: "c'est vrai, c'est incroyable comme ça sent des pieds ici". Retorquade de l'élément féminin de l'expédition: "Je préfère encore l'odeur des pieds". Dernier mot pour le bellâtre: "C'est pour assurer des conditions de travail acceptables au personnel." Une enquête est en cours pour déterminer l'origine de cette tragédie diplomatique; à l'heure qu'il est Clément est en tête des sondages.
Nota Bene: Nicolas s'appellera également: Nico, nageotte, cageotte, clapotte, chafouette. Roméo sera également gromelo, montenegro, groslot et mon gros.
Clément jappera aux doux noms de Clem, clamotte clapotte (encore?!) calotte.
Françoise s'appellera sans doute souvent Françoise.
Joris répondra aux doux noms de jrul ou gorul ou encore voui-voui, rapport à son sens inné de la diplomatie.


Spécial dédicace à notre homme "atout faire", Louije, dit également: "celui qui ramène de la tropezienne quand rien ne va plus".
Jeudi, la journée commence dans l'aéroport: 2 paquets de papier toilette font office d'oreiller. Objectif: quelques minutes de sommeil... mais en vain, bien sûr!
