Dimanche 01 octobre

Dernier billet avant d'éventuels post-scriptums.

La lippe s'attendrit, la calvitie s'humecte, quelques tremolos dans le bourrelet...prémisses de la nostalgie. Le dramatique compte à rebours des porottas est lancé; L'oeil s'accroche avec mélancolie à l'un de ces poteaux électriques qu'on trouverait en Allemagne si Paul Klee avait été électricien; On savoure les sensations routières avec un frémissement semblable à celui du dernier tour du cybermoontrainflex avant la fermeture à Europapark; On se laisse émouvoir par un dernier klaxon qui vient compléter la schliebelante variété de tüet, tidelideli, pweebleeble, fouë, zodlezodle, yuketiyuketiyu, fshprgtxzcg exécutés avec virtuosité et goût par les artistes de toutes sortes que sont le pilote de train, l'enfourcheur de mopette, le skipper de voiture, le conducteur de tongues.

N'allez pas croire que nous sommes ici en vacances de luxe. Ou plutôt, croyez le si vous voulez, sauf si vous avez sponsorisé le projet. En tous cas, Sreekumar, en nous invitant dans son village nous a donné l'occasion d'une nouvelle valse certes -pardon: classe verte. Re tongues-anti-podo, main-dans-le-sac, houpette-lacée et goûter-désobligeant, c'est parti pour de nouvelles aventures.

Heureux. Les gens que nous avons vus là-bas sont heureux. Oui Monsieur, si Madame. En vrac: Un essaim d'enfants qui vous donnent d'inquiétantes et subites envies de devenir papa de douze mioches dans la semaine. Des sourires que, si quand tu en croises un tu n'accroche pas le tien jusqu'à derrière la nuque pour la fin de la journée, c'est que tu dois avoir la malaria. Des fleurs chapardées dans les jardins alentours à ne plus savoir qu'en faire. Le traditionnel et problématique tandem tchaï/beignets. Du lait de coco fermenté. D'autres fleurs chapardées. Un authentique festin sur feuille de bananier en guise d'assiette. Des sourires. Une baignade parmi les sourires et les buffles. Moment d'échange culturel et musical avec comme facteur limitant notre piètre connaissance des paroles de Au Clair de la Lune. Encore des fleurs. Une séance de peignage local entre les mains averties de Sreekumar. Du tchaï. Un papa -heureux homme- qui rentre, débonnaire et cyclopédique avec langoustine et poissons "pêchés-main" plein son panier. D'origamesques poules d'eau en feuilles de cocotier. Des sourires. Des fleurs.

Retour au bercail; suite en roue libre avec une dernière répétition mardi, suivie d'une fête chez nous à vocation d'écouler notre pâté de foie, cannaux lacrymaux légèrement saturés, salutaire et réconfortante pensée pour le premier camembert au saut de l'avion, à vous les studios, à vous Paris, good light and good nuck.

P.S. Ceci est le premier post scriptum.

P.P.S. Simplement pour vous dire de rester connexé sur emeudroides.com splash blog pour diffusions éventuelles de bouts de son et de vidéos...