Le blog des Emeudroïdes

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lundi 2 octobre 2006

...et les photos

01 octobre...

Dimanche 01 octobre

Dernier billet avant d'éventuels post-scriptums.

La lippe s'attendrit, la calvitie s'humecte, quelques tremolos dans le bourrelet...prémisses de la nostalgie. Le dramatique compte à rebours des porottas est lancé; L'oeil s'accroche avec mélancolie à l'un de ces poteaux électriques qu'on trouverait en Allemagne si Paul Klee avait été électricien; On savoure les sensations routières avec un frémissement semblable à celui du dernier tour du cybermoontrainflex avant la fermeture à Europapark; On se laisse émouvoir par un dernier klaxon qui vient compléter la schliebelante variété de tüet, tidelideli, pweebleeble, fouë, zodlezodle, yuketiyuketiyu, fshprgtxzcg exécutés avec virtuosité et goût par les artistes de toutes sortes que sont le pilote de train, l'enfourcheur de mopette, le skipper de voiture, le conducteur de tongues.

N'allez pas croire que nous sommes ici en vacances de luxe. Ou plutôt, croyez le si vous voulez, sauf si vous avez sponsorisé le projet. En tous cas, Sreekumar, en nous invitant dans son village nous a donné l'occasion d'une nouvelle valse certes -pardon: classe verte. Re tongues-anti-podo, main-dans-le-sac, houpette-lacée et goûter-désobligeant, c'est parti pour de nouvelles aventures.

Heureux. Les gens que nous avons vus là-bas sont heureux. Oui Monsieur, si Madame. En vrac: Un essaim d'enfants qui vous donnent d'inquiétantes et subites envies de devenir papa de douze mioches dans la semaine. Des sourires que, si quand tu en croises un tu n'accroche pas le tien jusqu'à derrière la nuque pour la fin de la journée, c'est que tu dois avoir la malaria. Des fleurs chapardées dans les jardins alentours à ne plus savoir qu'en faire. Le traditionnel et problématique tandem tchaï/beignets. Du lait de coco fermenté. D'autres fleurs chapardées. Un authentique festin sur feuille de bananier en guise d'assiette. Des sourires. Une baignade parmi les sourires et les buffles. Moment d'échange culturel et musical avec comme facteur limitant notre piètre connaissance des paroles de Au Clair de la Lune. Encore des fleurs. Une séance de peignage local entre les mains averties de Sreekumar. Du tchaï. Un papa -heureux homme- qui rentre, débonnaire et cyclopédique avec langoustine et poissons "pêchés-main" plein son panier. D'origamesques poules d'eau en feuilles de cocotier. Des sourires. Des fleurs.

Retour au bercail; suite en roue libre avec une dernière répétition mardi, suivie d'une fête chez nous à vocation d'écouler notre pâté de foie, cannaux lacrymaux légèrement saturés, salutaire et réconfortante pensée pour le premier camembert au saut de l'avion, à vous les studios, à vous Paris, good light and good nuck.

P.S. Ceci est le premier post scriptum.

P.P.S. Simplement pour vous dire de rester connexé sur emeudroides.com splash blog pour diffusions éventuelles de bouts de son et de vidéos...

samedi 30 septembre 2006

Derniers jours.A la bourre...

vendredi 29 septembre 2006

Par correspondance

Au nom de tous les lecteurs de ce blog, voici un formulaire de commande groupée pour que les Emeus n'oublient rien d'ici leur retour, et surtout pas nous. Veuillez indiquer dans les commentaires les articles qui vous intéressent et la quantité demandée.

  • Chemises indiennes
  • Pantalons indiens
  • Chapeaux indiens
  • Musiciens indiens
  • Epices
  • Recettes de cuisine
  • Indiennes
  • Instruments de musique
  • Morceau de pq dédicacé
  • Trucs en tissu à coller au mur
  • Encens
  • Stupéfiants
  • Autre (préciser)

Les articles commandés seront à retirer lors de l'hénaurme cérémonie organisée à Lyon pour le retour des colons nickelés.

lj.

De la bougie dans l'air


Bon anniversaire Joris

(louije décline toute responsabilité, tant pis pour lui)

mardi 26 septembre 2006

...et des photos

25 septembre

Lundi 25.

Les émeus en classe verte. Ca s'est passé dimanche et lundi. Main dans la main, deux par trois, goûter dans le sac, houppette au vent, chaussure anti-scorpions-de-la-jungle soigneusement lacées ou tongues anti-commentaires-podoeffluvesques-désobligeants (au choix): c'est parti pour deux jours d'aventures folkloriques, guidés par l'hilarant et gesticulant Nixon, ami sourd-muet de Rhum, maquilleur de Katakali de son état.

Le folklore au Kerala, c'est avant tout les transports en commun. On avait déjà eu droit aux Rickshaw (petits taxis à trois roues et le double de passagers) et au bus sauteur: engins de gabarit soviétique qui se jouent des dos-d'âne avec plus d'allégresse que la charrette à Gaston quand il pense à Mlle Jeanne. On a cette fois connu moult autres spécialités locales.

Le bus tire-fesses, dit également arrêt facultatif ou encore Heisse Liebe (private jokes en chaîne: si t'as pas compris c'est tant mieux, ça veut dire que vous êtes plus de quatre à lire ce blog): ce bus ne s'arrête pas à l'arrêt. Tu sautes et si t'es dedans c'est bien. Sinon, c'est comme au ski: tut te laisse traîner jusqu'à "l'arrêt" suivant.

Le bus ambiance tropicale. Il contient autant de personnes que le stade de la Meinau lors d'une affiche telle que Strasbourg/ Châtillon-sur-Seine, mais pour un encombrement beaucoup plus intéressant. A l'intérieur, aucune difficulté pour rester debout, malgré l'allégresse chronique sus-mentionnée: on y tient droit comme une paille dans le jus d'ananas qu'on boit ici. D'ailleurs, sortir du bus donne la sensation de s'extraire d'un fluide épais, tiède et grumeleux.

Il y a le bus macumba night qui sert une soupe R&Bollywoodoïde à feudon, le bus de haute montagne qui va aussi lentement qu'il est ambiance tropicale (combine les avantages s'il est également tire-fesses), le ferry boat des prairies (la proue fendant les étendues de plantes aquatiques qui flottent entre les îles), le train normal (presque normal) et mille autres petites merveilles.

Première destination (celle du tout Cochin le dimanche à la campagne): les chutes de Fliegel. Baignade dans les tourbillons, douchade dans la mousson, brumisade géante en bas des chutes, singes, papagayes, buffles en compétition de c'est-qui-qu'à-la-paire-de-corne-la-plus-invraissemblable, paille dans noix de coco fraîche, rires benêts, peau du ventre bien tendue, merci petit Jésus.

Second épisode: chez le frère de Nixon. La moitié du village y est réunie pour une mystérieuse prière -catholique- dont ce pieux pays à la secret, encadrée par un fantastique riz Biryani et de merveilleuses Porottas, dont cette vicieuse contrée à le secret. Un évangéliste tombe amoureux de Nicalotte. Il le prend par la peau du cou et l'amène à l'étage pour un entretient particulier. On craint durant vingt minute de ne pas le récupérer intact. A l'heure actuelle, la crainte n'est d'ailleurs pas définitivement levée.

Nixon, lui, est un mécréant de premier ordre. Rebondissant sur l'exclamation lyrique et délicate de Clamelehaut: "we have no faith" -le lecteur attentif aura remarqué que, Nixon étant sourd, l'auteur de ce texte est taxable d'interprétation-, il nous utilise pour échapper à la corvée dominicale. Tout content de son mauvais coup, il s'empresse de sortir son paquet de cigarettes (interdite dans la rue ici) et nous finissons dans un bouge immonde en orgie de noix de coco fermentée, bavants et hilare. Trois références célèbres pour vous permettre de vous représenter la schliebel: la scène du banquet dans le mauvais film de Burton la planète des singes; une scène de taverne dans la mauvaise bd Lanfeust; Niquelalinotte et sa bouteille de rhum en coulisse d'un mauvais concert des émeus en salle Kantor.

Quelques magnifiques moments en compagnie de Nixon, sa femme (également sourde et muette) et de leurs deux filles, quelques heures de bus, quelques minutes de visite du "cnsmd local" et quelques heures de bus ont complété cette récréative escapade.

Florent, merci de tes commentaires. On allait justement commencer à les écrire nous même pour rendre le blog un peu plus vivant. En tous cas, le débat abordé atteint ici des sommets d'intensité. (C'est pas tout à fait vrai, mais ça fait une phrase plus jolie)

A bientôt tous.

jeudi 21 septembre 2006

photos suite

21 septembre

Jeudi 21

Scoop!! News, info, nouvelle, révélation, choc, sexe minceur, positions de régime... Il se murmure en milieu autorisé (Coluche -sic) qu'une commission aurait été nommée pour débattre, et se battre, et s'en battre, au sujet d'un amendement des statuts de l'association concernant ni moins ni moins que le changement du nom du groupe. Intox? Assertion, vérité, rumeur, humeur, trompade, prétendade, authenticidade, schliebelade? Va savoir; il ne savent plus quoi inventer pour rendre attrayant ce blog pointilliste.

Vote: si vous êtes pour le changement de nom, tapez dans les mains en remuant les fesses et en chantant ron ron petit patapon. Si vous êtes contre, tapez de la confiture dans le placard et foutez y nous une louchée jusqu'à derrière la luette à notre santé: ça nous manque ici.

Pouah. Ouh, bëërq, vilain, nul, pouah, baeh, wouergue, yark, flichz, pas bien. C'est pas bien de travailler: l'émeu y laisse des plumes et après il lui en manque (mon ami Pierrot) pour raconter des conneries sur ce blog. Nous proposons l'établissement du statut de l'intermittence du blog; on serait soumis à une cotisation de quelques conneries par billets, et on en récupérerait dans les périodes d'intense inactivité.

Des nouvelles de l'Inde? Bon, d'accord. Le Kerala est une région euphémistiquement parlant humide. Les choses moisissent. Hier par exemple, on a pu faire une omelette avec les girolles trouvées sur les anches à Nicoyotte, et les cèpes de dedans les vêtements de Jelulle qu'il avait imprudemment laissés en tas pendant vingt minutes consécutives. On nourrit de bons espoirs quant à la tenue artistique et conceptuelle de l'expo photo because of mycose pelliculaire (cas tastrophique pas encore avéré).

N.B. Important. Réservez dès à présent vos places pour Madhura Sopnam. Avec le nombre de lyonnais qu'on croise à Cochin, on devrait être à guichets fermés avant notre retour. Hier, quatrième rencontre avec des gones inconditionnels de musique carnatique. Fidèles à une technique éprouvée de longue date, on a épelé "emeudroides.com" pour ne pas avoir à le prononcer, ils n'ont pas tiqué, c'est dans la poche.

Port B tout vient, Bord P vous tient, portez-vous bien quoi.

mardi 19 septembre 2006

encore des photos

Des floebbel valent mieux qu'un long Schlaeggel, en voici quelques unes de plus

samedi 16 septembre 2006

Photos

Quelques nouvelles images

Dimanche

Samedi 16, matin

C'est lancé: le rictus se dessine, l'orteil frémit, la narine palpite, le sourcil se dresse, l'aisselle embaume, la tenue du longhi est mise en péril: l'émeu Créé. Ca s'annonce plutôt bien: hier Subramaniam a passé deux longues heures d'effort et de souffrances sur une périlleuse horreur de Jhurles,sans qu'à aucun moment il ne semble formuler le désir d'y foutre la main en travers de la gueule. D'autre part et dans un tout autre registre, Cagette et Jouelisse ont passé deux longues heures d'effort et de souffrances sur une périlleuse horreur de Clame&rote, sans qu'à aucun moment ils ne semblent formuler le désir d'y foutre la main en travers de la gueule. Beignets de banane, papaye, oeufs, thé local préparés par la femme de notre hôte viennent ponctuer ces séances; note fashion: cet été le bourrelet se porte bas. Et bien. Remarque: dans l'espoir de conserver leur femme, aucune image portant sur cette singularité anatomique des dénombrables émeus à femme ne sera montrée sur ce blog.

vendredi 15 septembre 2006

Fiebel

Remarque, ici fliebel signifie flubbel.

Il arrive un evenement desastreux pour la bonne tenue du blog: on commence a repeter. La production de billets doux s'en ressent bigrement. On vous aurait bien servi quelques photos toutes chaudes, juste sorties de l'appareil, mais elles ce sont egarees dans les meandres obscure de la cle usb. Pour tres bientot. Flubbel (signifie ici: j'aime la saucisse de morteau, mais les samosas ne sont pas mal non plus.)

Mercredi 13

Mercredi 13, matin où l'on parle de piano et de batterie

Inénarrable arrivée du piano mardi au lieu de répétition. Le big truck arrive avec les traditionnelles 2h de retard (et c'est un émeu qui vous parle); il possède autant de roues qu'il y a de religions importantes à Cochin (nouveau jeu concours. Indice: c'est peu)

Perplexité générale: malgré nos craintes annoncées, personne n'a vraiment prévu comment monter la bête au premier où nous répétons. La porte du bas présente 15 cm de marge sur l'épaisseur du piano, grand escalier à angle droit, petit demi-tour, re-porte re-pas large. Une solution s'impose: on câble un micro jusqu'en haut, et on communique en répé par l'interphone.

On appelle Suji à la rescousse. Négociations agitées avec le transporteur qui finit par nous autoriser à renverser le piano à la verticale, tout problème sous notre responsabilité. Toujours sans y croire, mais pour la beauté du scénario -dont dépend la qualité du blog, oui monsieur- nous promettons 500 roupies en échange de quoi l'ingé son réunit 15 personne -ils arrivent en essaim, tous là au bout de 5 minutes, va savoir comment... S'ensuit une scène épique: le piano, englouti sous les efforts conjugués d'une inextricable et Grünenwaldesque foultitude de bras, torses et cuisses, est mu par de virulents appels aux milles divinités locales. Une scène à mi-chemin entre un délire Kusturicien, un rituel d'oumpas-loumpas et des jeux de gorges inuits. Hypnotisés par le spectacle nous n'avons pas compris précisément comment le piano est arrivé en haut. En tous cas il y est. Première répé demain; au grand complet samedi seulement.

mercredi 13 septembre 2006

Quelques photos que Joris m'envoie...

Bien incapable de vous en faire le commentaire - elles sont en lien avec le précédent billet - je vous transmets une toute ruhlienne livraison de photos. Les noms de fichiers tiendront lieu de légende.

--lj

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